
Articolo di: Jeanne Belhumeur
Pubblicato il: 18.11.2002
In breve:
Congrès international à l'occasion du 30e anniversaire de la Convention du patrimoine mondial, Venise, du 14 au 16 novembre 2002
a cura di Redazione AIDANEWS | 10.04.2004
a cura di Redazione AIDANEWS | 04.04.2004
a cura di Jeanne Belhumeur | 01.02.2004
Congrès international à l'occasion du 30e anniversaire de la Convention du patrimoine mondial
Fondazione Cini, Isola di San Giorgio à Venise, du 14 au 16 novembre 2002
De Jeanne Belhumeur
Nous sommes, samedi 16 novembre 2002, dans la salle de la Fondation Cini à Venise ou se tient la séance de clôture du Congrès international organisée par l'Unesco à l'occasion du du 30e anniversaire de la Convention du patrimoine mondial. Les travaux auraient du commencer dans la matinée à 9 : 30. A cette heure, à peine quelques participants se trouvent dans la salle de la Fondation. C'est avec beaucoup de difficultés que ces derniers ont pu rejoindre l'Isola di San Giorgio, car ce jour-là, une marée exceptionnelle eu lieu à Venise, 147 cm. La cinquième marée la plus importante depuis cent ans. Les heures passent et, peu à peu, les experts venus du monde entier, élégamment vetus, font leur entrée, et ont tous aux pieds, ou presque, ces bottes de pluie bleu et jaune qui leur avaient été fournies avec leurs documents. Il ne s'agit d'une parodie, ou d'un déguisement de Carnaval, mais de faire face aux désagréments provoquées par la marée exceptionnellement haute. A la Fondation Cini, le rez-de-chaussée est aussi inondé. Chose très rare selon les habitués de l'endroit.
Le thème du Colloque - la sauvegarde du patrimoine mondial - trouve chaussure à son pied. Que faire pour Venise ? La réponse va de soi. Tous sont désormais convaincus qu'il faut intervenir pour résoudre ce problème de la marée haute. Des études, des projets ont été préparés, ont été discutés, pendant des années, le fameux projet Mose, sera-il bientôt mis en œuvre ? S'il y avait des sceptiques parmi ces éminents experts, après cette matinée, leur scepticisme devrait être au plus bas...
Avec plus de deux heures de retard, les travaux de clôture commencent, sous le signe du partenariat en faveur du patrimoine mondial. Les speakers ne sont pas tous encore au rendez-vous, mais tout de même, courage, il faut se jeter à l'eau pour en terminer avec ce dernier jour de Congrès.
Il nous est signalé la présence dans la salle de l'ex-président de la Fondation Cini, l'historien Vittore Branca, qui nous honore tout autant que contre vent et marée, il nous réchauffe le cœur avec ses propos riches de sens sur les valeurs de la mémoire en tant que conservatrices de la civilisation. Il fait aussi référence aux événements survenus en 1966 (la marée de 194 cm) qui avaient causés des dommages très graves à la ville de Venise et du soutien de la part de la communauté internationale face à ces événements destructeurs.
Finalement , on arrive à la véritable clôture du Congrès. Entre en scène, de nombreuses personnalités du monde politique, dont le ministre de la Culture du Gouvernement italien, Monsieur Giuliano Urbani, le Président de la Regione Veneto, Monsieur Giancarlo Galan, le maire de Venise, Monsieur Paolo Costa, mais aussi des hauts fonctionnaires, le Directeur général de l'Unesco, Monsieur Koichiro Matsuura, le directeur de la Commission nationale italienne pour l'Unesco, Monsieur Pugliese, sans oublier trois ambassadeurs de bonne volonté de l'Unesco, dont l'épouse du peintre Balthus. Cette dernière, nous fait part, avec une grande sensibilité, d'un projet qui regroupe l'éducation et le patrimoine, toutes deux compétences de l'Unesco, d'inclure un cours dans les écoles, à partir de l'élémentaire, pour sensibiliser et faire connaître dès le plus jeune age, le patrimoine. Enfin, le Projet Young People, dont le workshop a eu lieu à Trévise, nous a été présenté par les voix mêmes des jeunes avec une courte présentation de la création de dessins animés pour transmettre le message de l'Unesco sur le patrimoine. Belle et intéressante initiative.
Nous reproduirons prochainement des extraits du discours prononcé par le Directeur général de l'Unesco, Monsieur Koichiro Matsuura , à la cérémonie de clôture du Congrès international.